Emprunt médiathèque #2

6 décembre 2014

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Peut-on acheter un livre juste parce qu’il est beau ? OUI #1

29 septembre 2014

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Je n’ai vraiment pas gardé un souvenir impérissable du Hussard sur le toit étudié en classe de seconde, mais j’ai quand même acheté Colline de Giono car j’ai trouvé le livre, l’objet magnifique.

J’ai découvert il y a quelques mois de cela des éditions proposées par des clubs de livres (club du meilleur livre, club du livre français, club des éditeur, guilde du livre de Lausanne…) qui dans les années 50-60 avaient un soucis du design, de la mise en page, de la typographe. La maquette de Colline est réalisée par Massin, grand nom du graphic design dans le domaine de l’édition. Le début du livre se déploie comme un générique de film ; 61 ans après c’est toujours aussi beau et aussi moderne. Alors plutôt que d’acheter un gros et onéreux bouquin sur Massin, j’achète ces œuvres pour quelques centimes ou quelques euros dans les dépôts-ventes. On verra bien si je lis les livres par la suite.

Jean Giono – Colline (Club du meilleur livre, 1953 ; maquette: Massin)

Emprunt médiathèque #1

27 septembre 2014

big star coffret

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas écouté Big Star plus tôt, alors que les albums du groupe se retrouvaient systématiquement dans les listes des meilleurs albums de rock. Enfin si,  je crois que j’avais vaguement écouté des morceaux sur Youtube sans avoir accroché et en me demandant ce que tout le monde pouvait bien trouver à cette « pop assez classique » qui ne collait pas à l’image que je me faisait d’une musique de beautiful losers. Je crois surtout qu’il faudrait arrêter de nous le vendre comme un groupe maudit, au destin tragique (du pathos, encore du pathos) ; qu’on arrête avec l’étiquette power pop (étiquette qui me fait fuir alors que je n’ai jamais réussi à comprendre ce qu’elle veut dire) ; qu’on arrête de coller les Beatles à toutes les sauces.

Malgré les premiers rendez-vous ratés, j’ai quand même persisté et j’ai décidé de donner une autre chance à Big Star. Heureusement car je suis maintenant amoureux de #1 et de 3rd (on va encore attendre un peu pour Radio City).

 

Vide-greniers et dépôts-ventes #8

2 septembre 2014

Je fais les fonds de  tiroir des articles en attente, et je tombe sur ces photos de disques trouvés il y un peu plus d’un an et demi…

Je vous jure que le Espers je l’ai bien trouvé à la Trocante de Nantes pour 12€. En plus c’était le premier disque du bac juste devant l’entrée.

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Robert Adams – A portrait in landscapes ( Nazraeli Press, 2006)

2 septembre 2014

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Ce blog est à l’arrêt depuis un bout de temps maintenant. Plus vraiment la tête ça, plus vraiment le temps, l’impression de tourner en rond, les emmerdements qui pompent toute mon énergie et le sentiment du « à quoi bon ». Je n’ai pourtant pas envie de me résigner, de lâcher prise, de tout laisser tomber. Je me décide à écrire des billets de manière sporadique plutôt que rien du tout, en attendant des jours meilleurs. Comme je n’ai plus vraiment l’occasion d’écouter de la musique, du moins dans les conditions qui me permettent d’écrire en d’en parler comme je le souhaite, je vais tenter autre chose.

Depuis quelques années je m’intéresse aux livres photos (effet Je fouille aussi par derrière aka Crocnique) et j’aimerai essayer d’en parler. De toute manière j’en viens à considérer ce blog comme étant le reflet de mon cheminement dans la construction d’une culture, la porte d’entrée ayant été les disques et la musique.

Commençons par préciser que je m’intéresse plus aux livres de photographie (photobooks dans la langue de Shakespeare) qu’à « «la-photo ». Rappelons qu’en ce qui concerne la musique, ce qui m’intéresse la plus c’est le disque, comme un tout support+histoire+contenu. Il n’est donc pas étonnant qu’en matière de photographie, ce soit cette idée de photobook qui m’ait séduit. Non seulement, bien sûr, les photos, mais aussi le livre en lui-même dans sa matérialité physique : sa taille, sa mise en page, son papier, l’impression. Rajoutons à cela, l’enchaînement des photos, le titre, le sujet. J’aime le livre comme objet total et cohérent, comme entité physique, ce qui m’intéresse c’est l’histoire qu’il raconte mais aussi comment il la raconte.

Tout comme je préfère les albums aux compilations, je préfère les livres « œuvre » aux livres « monographie, recueil » (à moins qu’ils soient très bien faits ). Un livre intéressant est plus qu’un simple recueil de bonnes photos. Ce qui m’intéresse c’est la manière dont les photos dialoguent entre elles, construisent un tout supérieur à la somme des parties. Toutes les photos n’ont pas besoin d’être « exceptionnelles », elles doivent apporter quelque chose à l ‘édifice. L’enchaînement des photos est une narration, elle a une logique, un rythme.

Voilà pour le préambule. Passons maintenant au livre en lui-même. Je ne sais pas encore si j’ai un photographe préféré mais Robert Adams est sûrement l’un de ceux qui me touchent le plus et j’ai une tendresse toute particulière pour A portrait in landscapes.

Kerstin loves the forest and prairie and shore, which is part of my love for her. When we are there, portraiture and landscape seem one ; she shares nature’s glory, and nature is warmed by her caring.”

Robert Adams

C’est un livre très simple, tant par se forme que son contenu, une déclaration d’amour à sa femme et à la nature. Portrait et paysage sont ici étroitement liés, indissociables. On pense parfois feuilleter un album de famille. Les situations sont familières, banales : Kerstin qui joue avec son chien, Kerstin assise sur le bord d’un chemin, des arbres, des oiseaux sur le rivages… Le genre de photos que n’importe qui aurait pu prendre. Oui mais voilà, n’importe qui les aurait-il prises tant les scènes peuvent paraître sans intérêt photographique, anti spectaculaires, non remarquables. De plus, si un quidam les avait prises, aurait-il réussi à leur conférer un sens qui dépasse la simple anecdote vite oubliée, la description plate ? Aurait-il réussi à saisir ce qui fait la fragilité, l’évanescence d’un sentiment passager qui nous fait sortir hors de nous-même ? Aurait-on eu ce sentiment d’illumination ? Ces photographies sont à regarder comme on lit des haïkus. La première photo dans laquelle on peut distinguer un livre de Basho posé sur une table, semble bien être un indice allant dans ce sens. Il est donc ici question de sensations, d’ineffable, de perception, de nature.

On sent à travers les photos la quête d’Adams pour trouver sa place dans l’univers, trouver un sens à sa condition d’homme parmi les hommes, face à la nature. Il semble qu’il l’ai trouvé car il se dégage de l’ensemble des photos un sentiment d’amour et de bonheur. C’est ce qui fait toute la beauté de ce livre. Robert Adams a la capacité à s’émerveiller et sait nous la transmettre. Il est perméable à ce qui l’entoure, il sait saisir l’indicible, il sait recevoir.

Sa quête s’inscrit dans les balades qu’il effectue avec sa femme dans les prairies, les forêts, le bord de mer. Elle s’incarne dans la marche, l’action physique du corps qui se déplace dans l’environnement. On aurait pu croire que ces balades se soient échelonnées sur un court laps de temps mais en réalité les photos ont été prises entre 1965 et 2005. Seul le vieillissement de Kerstin traduit cette fuite du temps. Robert Adams ne cherche pas à capter l’instant décisif, mais la plénitude d’un moment. Chaque photo semble encapsuler une durée, la persistance d’un instant capté à travers le regard qui se pose sur un élément et y reste, le relie à ce qui a précédé et ce qui suivra – présence de l’horizon. Cela se traduit particulièrement bien par la double page aux oiseaux, qui au-delà de la redondance, évoque une pause, le temps passé par Robert Adams à simplement s’émerveiller de la beauté de l’instant, de la lumière. Difficile de ne pas retrouver dans nos souvenirs un tel moment et de nous rappeler l’odeur, le bruit des vagues, le vent fouettant le visage, le goût du sel, cette sensation au creux du ventre.

De même, l’ensemble constitué par les photographies des pages 24 à 27, reconstruit une scène : Kerstin lisant au bord de la route, Robert patientant et se déplaçant dans les alentours pour prendre des photos de l’arbre qui lui fait de l’ombre et de fils électriques. Transparaît ici l’attente, la pause, la fatigue, la chaleur d’un après midi.

A travers les yeux de Robert Adams, Kerstin est irrémédiablement liée à la nature, les balades étant un moment partagé à deux. Cette analogie transparaît de très belle manière sur deux doubles pages. Sur la première (34-35), aux motifs des vagues, répondent les cheveux de sa femme. Sur la seconde (38-39), Kerstin vieillie fait face à une souche de bois sèche. L’ombre du temps qui passe et de la mort plane.

A portrait in landscapes est un livre sur un amour qui dure depuis plus de 40 ans, sur le temps passé à deux, sur la préciosité des moment partagés, sur la vie d’un homme qui scrute la nature comme un miroir, pour y chercher un sens à son existence.

PS :

La meilleure chanson du monde du jour (6)

21 mai 2013

 

 

C’était ça ou Get Lucky des Daft Punk, mais je pense que ces derniers n’ont pas vraiment besoin de pub et puis par principe je ne vais pas faire comme tout le monde.

La meilleure chanson du monde du jour (5)

27 septembre 2012

 

Vide-greniers et dépôts-ventes #7

25 septembre 2012

La saison des vide-greniers avait assez mal commencé pour moi : strictement rien à se mettre sous la dent. Jusqu’à la fin août je n’avais rien trouvé hormis quelques vinyles de musique classique, un disque de musique vietnamienne (pas terrible) et un album vraiment étonnant de musiques médiévales, achetés un peu au pif dans un dépôt-vente. 1€ chaque disque sauf les sextuors de brahms 4€ (mais ça reste une bonne affaire).

Début Septembre j’ai eu un peu plus de chance, mais j’ai bien failli la laisser passer. Lors d’une visite expresse dans un dépôt-vente (ma copine en a marre de m’attendre des heures pendant que je fouille dans les bacs) j’ai eu dans les mains un disque de Bill Coleman (5€) mais ne sachant pas trop à quoi m’en tenir et ayant peur d’y trouver des gospels mielleux et sans grand intérêt, je l’avais reposé et j’étais parti ; il faut dire qu’en plus le label (la guilde internationale du disque) sur lequel est paru l’album ne m’inspire pas trop confiance. Au bout d’une semaine je suis quand même retourné dans ce dépôt-vente pour une recherche plus approfondie, ma copine étant restée à la maison. Le disque y était encore. Ce coup-ci j’ai pris le temps de lire les crédits  à l’arrière de la pochette et j’ai alors réalisé que c’était Jef Gilson et ses musiciens qui accompagnaient Bill Coleman. J’ai donc beaucoup moins hésité cette fois-ci. Au final le disque est plutôt bien, les arrangements de Gilson sont excellents, mais le chant de Coleman est assez quelconque. Dans la foulée j’ai visité un second dépôt-vente dans lequel j’ai trouvé le disque In the Upper Roomde Mahalia Jackson (0.20€).

Le lendemain je me suis rendu dans le 1er vide bibliothèque, vidéothèque, discothèque de Nantes. Petit problème quand je suis arrivé sur place il n’y avait personne, enfin si, il y avait une sorte de brocante mais rien à voir avec ce qui était annoncé. Donc soit je suis allé au mauvais endroit, soit c’était annulé… Pour me consoler je suis allé dans un autre vide grenier sur Nantes. J’ai bien cru que j’allais repartir bredouille et que j’avais fait tout ce chemin pour rien (j’habite à 30min de Nantes). J’ai finalement trouvé un 45T des Shadows  à 0,50€. J’ai quand même eu à discuter un peu le prix parce que le vendeur en voulais 1€ sous prétexte qu’il était plus anciens que les autres 45T en vente (variété 70’s).

Les choses se sont accélérées il y a deux semaines quand je me suis rendu chez un particulier pour aller chercher deux disques que j’avais repéré sur une annonce du bon coin (les deux du bas sur la photo ci-dessus). Je regarde très peu les annonces sur le bon coin, car tout y est très cher. Soit les gens n’y connaissent rien et pensent avoir des trésors, soit ils savent très bien ce qu’ils vendent mais ils en réclament plus que les disquaires professionnels.

Je ne connaissais pas les disques qui avaient attiré mon attention, mais le simple fait qu’il s’agissait de jazz et de gospel m’avait interpellé. Coup de chance il y avait extraits sur Youtube et une brève écoute m’avais emballé, j’allais donc tenter le coup. Une fois arrivé sur place la personne me raconte qu’elle vend les disques de son père, que ceux qui m’étaient réservés sont posés là, et qu’elle a encore tout ce tas là à mettre en vente. Je me frotte les mains, c’est dans ces cas là qu’on a le plus de chance de trouver des pépites : quand on est le premier à fouiller dans une collection de disques. Pas mal de choses intéressante en effet. Du jazz : Louis Armstrong, un truc qui s’appelle jazz jamboree (après recherche sur internet c’est un festival de jazz qui se tient en Pologne) et un disque de Robeson, dont la pochette fait penser à du jazz mais qui après écoute s’avère ne pas en être . Du folk avec du koto japonais, de la musique irlandaise et un album de Peter Paul and Mary, dont je n’avais encore aucun disque.

Le gros des vinyles s’avèrent être de la musique classique. Il y en a énormément. Au petit bonheur la chance j’en sélectionne quelques un, surtout des récitals de piano sur un label polonais. Je demande à la dame si son père est polonais ou s’il a vécu en Pologne, elle me répond que ni l’un ni l’autre et qu’elle n’a aucune idée de la façon dont il les a acheté. Et puis d’un seul coup je tombe la dessus :

Ce n’est pas tous les jours qu’on trouve un album de Pierre Henry, ni même des disques de Messiaen. Bien entendu je reste de marbre et ne laisse rien paraître de ma alors que je jubile à l’intérieur. Je repars avec 20 disques pour 20 euros.

Je n’ai pas eu trop le temps de tout écouter en détail mais à chaud  je suis globalement satisfait. Le disque de  Clarence Clay et William Scott est vraiment excellent. Il s’agit de gospels chantés à deux vois avec un accompagnement d’accordéon. Le genre de musique belle et âpre dont regorgent les compilations Mississippi Records (un extrait ici). Un grand regret quand même, le disque de Pierre Henry a un gros problème de pressage (invisible  à l’oeil nu),  il y a un souffle très important qui gâche complètement l’écoute, sniff, mais au moins j’ai une jolie pochette. Re sniff pour le disque de Xenakis qui n’a qu’une légère rayure mais qui s’entend beaucoup du fait du faible volume de la musique. Ah oui, et puis le disque de Robeson n’est vraiment pas terrible.

Et pour finir, il y a deux semaines,  quelques disques dans un vide-grenier: une compilation de Sidney Bechet, une autre de jazz/blues et un Gershwin (2.5€ les lot), un 45 T de Peter, Paul and Mary 1€ et un 45T des Tornados 0.5€.  Et puis dans un dépôt-vente, un 45T de T-Rex (0.2€) et deux 45T de Sheila (0.5€). Oui Sheila, je rougis un peu, mais bon les sucreries sixties ça a aussi du bon, et puis il est plus facile de danser avec ma fille au son de L’école est finie ou Papa t’es plus dans le coup, qu’à celui de Trilogie de la Mort d’Eliane Radigue…

La meilleure chanson du monde du jour (4)

29 avril 2012

 


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