Heidi De Gier – A Falling Horizon (Fw: , 2011)

 

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A Falling Horizon retrace la dernière année d’une famille d’éleveurs de moutons dans leur ferme qui se trouve sur l’île de Sophiapolder, située sur la rivière Noord, aux Pays Bas. Cette terre, gagnée sur l’élément liquide il y a des siècles, est destinée à disparaître, à être rendue à la nature, submergée par les eaux d’un marais qui se formera suite à la destruction d’une digue. Ce projet fait parti d’un projet d’aménagement du territoire plus vaste, appelé New Nature. On peut dès lors s’interroger sur la notion même de nature. L’île vieille de plusieurs siècles est-elle moins naturelle que le nouveau marais ?

J’aime beaucoup ce petit livre sans prétention, qui donne la parole à une famille, nous livre leur témoignage et donne à voir une tranche de vie. Outre les photos d’Heidi De Gier, le livre comporte une longue interview de la famille par la journaliste Tracy Metz.

Les photos sont simples ; Heidi De Gier capte les gestes familiers, les instants passés avec la famille et les amis, les travaux quotidiens. Elle pose un regard tendre sur le tissu de relations que tissent les êtres entre eux et avec leur environnement.

Feuilleter le livre, plonge le lecteur dans l’inimité de la famille, au plus près de leur quotidien. La vie suit son cours. Le cycle des saisons est magnifiquement capté : rien de grandiose, juste la beauté furtive et fugace d’un paysage dans la brume, de la première neige, des bougeons en fleur. On se sent bercé, lové, baigné entre tendresse et nostalgie ; des souvenirs, des sensations remontent en nous, on s’identifie à ces personnes. La douceur est cependant teinté de regret et de tristesse, car ce monde donné à voir est condamné à disparaître, on le sait, il a déjà disparu à l’heure où l’on feuillette ces pages couvertes d’encre. Il n’en reste déjà plus que des souvenirs et ceux-ci hantent le livre. Ils se matérialisent parfois sous la forme de photos pâles, à peine perceptibles sur le blanc du papier. L’amertume guette quand les dernières photos laissent entrevoir la ferme abandonnée, fantomatique et perdue dans la brume bleue de l’hiver.

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