J’ai vu Bob Dylan en concert

Comme l’indique le titre de ce billet j’ai vu Bob Dylan au Zénith de Nantes. Je ne m’attendais pas à des miracles mais je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion de le voir en live. Je n’en n’aurai sûrement pas d’autre et je l’aurais regretté toute ma vie si je l’avais raté.

C’est peut être parce que j’y allais sans grande conviction qu’au final j’ai été agréablement surpris. Il a commencé d’emblée avec Leopard Skin Pill Box Hat, puis ont suivi Highway 61 et une superbe version  de Visions of Johanna malheureusement gâchée par deux connards qui n’ont pas arrêté de parler. Comment peut-on parler dans ces moments là ? Bref, je me déplace sur la droite pour fuir les deux lourdauds et Dylan enchaîne avec (je ne me rappelle plus l’ordre exacte) Sick of love lui aussi magnifique, Like a Woman, Shelter from the Storm, Stuck Inside of Mobile With the Memphis Blues Again, et une autre chanson issue de Time Out of Mind dont j’ai oublié le nom mais qui était absolument magnifique, lourde et sale et d’une intensité incroyable, et c’est quelqu’un qui a vu Sunno))) en concert qui parle.

Il y a aussi eu d’autre chansons que je ne connaissais pas et d’autres encore que je n’ai pas reconnues mais qui sonnaient vaguement familières. J’ai été assez déçu par sa version de Blowing in the Wind que j’ai bien eu du mal à reconnaître, mais cela je m’y attendais et je suis surpris que ce ne soit pas arrivé plus souvent. Dylan a toujours modifié de manière assez importante ses morceaux durant les concerts et a fortiori ceux qu’ils interprétais jadis seul à la guitare.

Le grand moment de la soirée fût incontestablement Ballad of a Thin Man, tout simplement à tomber par terre. Je me serais cru en 1966. Le premier titre de l’unique rappel fut Like a Rolling Stone. Autre moment magique. Je peux maintenant dire que j’ai vu Bob Dylan interpréter Like a Rolling Stone ! Je ne me rappel plus des deux titres suivants.

J’appréhendais un peu la voix de Dylan que l’on dit avoir disparue. Il n’en est rien. Elle a bien changée c’est tout. J’avais parfois l’impression d’entendre Tom Waits chanter.

J’ai également été très agréablement surpris pour les musiciens et les arrangements. Tout était d’une grande sobriété. Pas de choeurs dégoulinants, pas d’arrangements sirupeux mais un son brut et direct qui donnait un sentiment d’intimité dans une salle pouvant pourtant accueillir plus de 8000 personnes.

Dylan est une légende et l’un de mes musiciens préférés  et je peux maintenant dire que je l’ai vu en concert. A quand Neil Young ?

Et vous si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensé ?

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9 Réponses to “J’ai vu Bob Dylan en concert”

  1. Fred Says:

    Très belle photo.

  2. Fred Says:

    Bon sinon c’était comment ?

  3. johancolin Says:

    Et bien, pas mal du tout voire même super bien pour certains titres. J’y allais sans grand espoirs, c’est vraiment une bonne surprise. Plus de détails bientôt. je vais me coucher. A+

  4. Francky 01 Says:

    Hello.

    Bob Dylan, lors de cette petite tournée française, est aussi passé par Lyon (j’habite pas très loin) et j’ai hésité. Apparemment, ce vieux Boby assure toujours !!!!

    Mais l’autre légende que j’aimerais absolument voir, qui pour moi est de loin MA référence suprême, c’est le « loner » alias Neil Young.
    Comme je l’ai déjà écrit sur mon blog, c’est (le seul ???) exemple de vieillissement digne dans le rock’n’folk !!!!

    A + + +

    • johancolin Says:

      J’aimerai beaucoup également voir Neil Young en concert. En ce qui concerne (le seul) exemple digne de vieillissement digne dans le rock’n’folk je ne sais pas trop mais il est vrai que je n’ai écouté aucun de ses albums récents. T’aurais une suggestion ? Par contre ses albums des années 80 sont d’une nullité sans nom. Peut être pire que les mauvais albums de Lou Reed, c’est dire… Sinon en vieillissement digne y’a aussi Vashti Bunyan, Bowie et Scott Walker entre autres. Son dernier album The Drift bien que difficile à écouter car sombre (euphémisme) et malsain (euphémisme) est un authentique chef d’oeuvre qui ne ressemble à rien d’autre sur cette terre. Pas mal pour un gars qui a commencé dans un boys band les Walker Brothers (ils n’étaient pas frères et ne s’appelaient pas Walker…).
      Malheureusement je n’ai pas écouté Neil Young depuis un bout de temps car tous mes vinyles sont toujours chez mes parents pour cause de déménagements répétés.

  5. Francky 01 Says:

    Hello. Tu as raison, les disques des années 80′ sont très limites, pour ne pas dire nuls pour certains. O.K, comme beaucoup d’artistes des 60′ et 70′, le passage au 80′ fut rude.
    Mais chez Neil, il est un album de cette période totalement incompris : « Trans » de 1982. Moi-même, aux premières écoutes, je me suis sauvé ! Ce mélange de vieux sons synthétiques, de claviers électroniques d’époques, de vocoder. Comme si Neil avait fait un disque de reprises foireuses de Krafwerk enregistré par un débutant se prenant pour Giogio Moroder !!!!
    Mais ce qu’il faut savoir, c’est que Neil a 2 enfants atteints d’une grave maladie neurologique. Pendant l’enregistrement de ce disque, il essayait un concept expérimental pour essayer de communiquer avec son dernier, plus ou moins autiste. Sa musique parle de cette non communication et de ses difficultés ! Le disque n’en est pas meilleur, mais sa lecture plus juste.

    Pour ce qui est de ces bons disques des années 00′ :

    « Silver and Gold » (2000) est plutôt réussi même pas mal du tout !

    « Greendale » (2003″ Très, très grand disque ! Sur celui-ci, il retrouve son fidèle et mythique groupe, The Crazy Horses ». Concept-album narrant la vie de la famille Green vivant dans une petite ville américaine. Blues-rock et folk au programme. Un grand must !!

    « Chrome Dreams II » (2007) : Très grand disque, avec l’épique et somptueux titre de + 18min, « ORDINARY PEOPLE » ! En fait, c’est l’aboutissement d’un projet avorté trente ans plus tôt, « Chrome Dreams », qui n’a hélas pas vu le jour…

    Mais aussi, moins bon mais tout aussi réussi (à mon humble avis) :

    « Prairie Wind » en 2005 clôt tranquillos le trilogie des « moissons », dernier volet du triptyque avec « Harvest » (72) et « Harvest Moon » (92) !

    « Living With War » en 2006 est un disque de sa face rock, très militant (anti-Bush).

    Le dernier en date (2009), « Fork in the road », est entièrement consacré aux bagnoles et à la route. De la pochette à la productions, tout est lo-fi : guitares crades, son brut…..

    Voila et à + +

  6. ini.itu Says:

    c’est vrai que sa voix sur son dernier album a vraiment mué du côté de Tom Waits… Par qui était-il accompagné sur scène ? il jouait de la guitare ou des claviers ?

    • johancolin Says:

      Salut. Désolé pour la réponse tardive. Bob Dylan a joué de la guitare et aussi pas mal de claviers. Un peu d’harmonica aussi, ce que le public a adoré. A la moindre note d’harmonica les gens applaudissaient. Pour beaucoup Dylan est toujours un chanteur folk.
      Je ne sais pas grand chose des musiciens qui l’accompagnaient. Il y avait 2 guitaristes, un batteur, un bassiste et un autre gars qui jouait de divers instruments. Le guitariste lead s’appelle Charlie Sexton d’après ce que j’ai pu lire ici

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