Mika Vainio – Black Telephone of Matter (Touch, 2009)

La musique de Mika Vainio est loin d’être accessible. En temps normal je ne m’aventure pas trop dans les contrées si obscures de la musique électronique expérimentale et à ce point abstraite. Je me suis attardé sur cet album parce qu’il est sorti sur le label Touch auquel je voue une grande admiration.

Écouter ‘Black Telephone of Matter’ demande de la persévérance et de la patience. Je ne me sens pas vraiment compétant pour décider si cet album est bon ou non. Je ne connais rien à la discographie de Mika Vainio, je ne peux donc pas le comparer avec ses albums précédents.  Je me garderai donc de tenter toute évaluation.

Mika Vainio se livre ici à un gigantesque collage sonore privilégiant les contrastes. Ces enregistrements viscéraux fond la part belle aux ambiances sombres. Je ne sais pas si la division de l’album en morceaux ayant chacun un titre est si importante. A l’écoute cela ne saute pas aux oreilles tant chaque titre est lui même une succession de moments distincts. Les sons de divers provenances s’entrechoquent . On passe sans transition de bruits stridents, à des murs de bruits blancs, des croassements de corbeaux, de longues dissonances, des tintements métalliques, des souffles ou de longues plages de quasi silence.

‘Black Telephone of Matter’ est le genre d’album à écouter tard le soir, fatigué et le idées embrouillées,
ou alors confortablement installé dans un fauteuil à regarder la lumière du jour évoluer. J’écoute cet album comme je regarde un court métrage expérimental sur Arte à 2 heures du matin. Je ne sais pas vraiment ce que j’entends, je ne le comprends pas, je n’essaie même pas. Je me laisse porter par les sons qui défilent. Il faut accepter de se laisser aller, de lâcher prise, de partir à la dérive au grès des images mentales qui naissent à l’écoute de la musique.

‘Black Telephone of Matter’ est un album difficile mais qu’étrangement je prends plaisir à écouter et auquel je reviens assez souvent. Il me parait plus poétique et onirique (tendances cauchemardesques tout de même) que d’autres albums soniquemment semblables mais à l’approche quasi scientifique et trop frigide à mon goût.

A écouter avec précaution mais à écouter tout de même. Des extraits ici et .

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