King Darves – The Sun Splits For The Blind Swimmer (De Stijl, 2008)

Le label De Stijl est toujours une mine d’or pour les amateurs de musiques un brun décalées. Je n’ai pas été convaincu par l’ensemble des sorties mais chacune d’elles vaut cependant le coup d’être entendue au moins une fois afin d’avoir un aperçu de ce que des cerveaux plus ou moins cramés peuvent produire chacun dans leurs styles respectifs.

En matière de folk, ‘Moonlight Farm’ de Jakob Olausson et ‘Little Eyes’ d’Ed Askew furent de gros coups de coeur et font parti de ces albums de folk crépusculaire qui ont forgé mon intérêt pour le genre (j’y reviendrai peut être une autre fois). ‘The Sun Splits for the Blind Swimmer’ complète la liste. Je n’ai trouvé que peu d’informations sur King Darves hormis qu’il vient du New Jersey et qu’il joue de tous les instruments sur cet album. Le plus souvent seul à la guitare, il chante d’une voix riche et profonde qu’on a du mal à imaginer appartenir à un jeune homme d’une vingtaine d’années. Cette voix est assurément l’élément le plus marquant du disque et pourrait en rebuter plus d’un. Quelque part entre celle de Johnny Cash et d’un druide du 18ème siècle, elle est grave, puissante et chaleureuse et baigne de sa singularité l’ensemble des morceaux.

Les chansons sont d’une facture assez conventionnelle et traditionnelle. On est loin ici d’une approche expérimentale et bruitiste. Pas de longues plages instrumentales torturée ici mais de vraies chansons avec  rythme, mélodie et parfois même refrain ! King Darves joue un folk brut mais orné et arrangé de touches pop: discrètes percussions, un coeur qui vient souligner un refrain… Les compositions sont variées :  ballades mélancoliques et dramatiques ‘What for the Stables’, morceaux plus dynamiques ‘All My Sleep’, petites pépites à la mélodie légère ‘This Ivory’ et folk dépressif et poussiéreux ‘ Oh I’ve Come A Ragin Sun’.  L’une de mes préférences va à ‘Home’ qui clos magnifiquement l’album. Rarement la voix de King Darves aura été si émouvante.

J’ai une affection particulière pour cet album qui m’évoque à la fois l’esprit des albums solos de Michael Yonkers dans les années 70 et ceux plus récents de Wooden Wand. Folk solitaire et lo-fi enregistré avec les moyen du bord mais arrangé avec sensibilité et inventivité, ‘The Sun Splits for the Blind Swimmer’ est un premier album très attachant. J’ai hâte d’entendre la suite.

Des extraits ici, et . Plus deux vidéos ci-dessous.

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