Black métal expérimental

J’ai découvert Blut Aus Nord grâce à la liste de fin d’année de All Music consacrée aux meilleurs albums de métal. Je ne suis pas fan de métal en règle générale mais je suis curieux de nature et j’y avais jeté un coup d’œil rapide. La liste s’intitulait un truc comme « les 10 meilleurs albums métal de l’année, plus un que vous aurez trop peur d’écouter ». Intrigant. Il y avait donc 10 albums dont MoRT, plus un onzième The Drift de Scott Walker. Voilà une chose bien intelligente et perspicace que d’avoir inclus cet album comme bonus dans une liste consacrée au métal tant il est vrai qu’il est capable de donner des bouffées d’angoisse aux plus fervents adeptes des musiques métal extrêmes. C’est donc d’un œil bien veillant que je commençais à éplucher la liste. Quand j’en suis arrivé à MoRT, j’ai été assez intrigué car d’une part Blut Aus Nord est un groupe français et d’autre part leur musique était décrite comme du black métal expérimental. Black métal expérimental ? Ca existe ? Je tape le nom du groupe suivi du titre de l’album sur Google et je déniche une vidéo sur Youtube. J’appuie sur le bouton play, la vidéo se lance. En moins de deux secondes j’ai la tête compactée sous une chape de plomb et j’ai envie de vomir. Pour cette fois-ci ce sera un compliment. Je n’en reviens pas, je ne pensais pas qu’une telle musique existait. Du métal extrême sans grand guignol ni accoutrements ridicules. Juste de la musique anxiogène et malsaine, la plus entêtante qu’il m’ait été donné d’écouter à ce jour. Je suis bluffé par la production qui me fait penser à My Bloody Valentine agonisant  pour cause d’abus de Valium et se traînant sans espoir dans l’obscurité de catacombes condamnées. Je vais être honnête, aussi époustouflante que j’ai pu trouver cette musique, je ne l’ai réécoutée qu’à de rares occasions et jamais pendant très longtemps, par manque d’endurance et parce que je tiens à ma santé mentale. A consommer avec modération.

  Blut Aus Nord, MoRT, Candlelight records, 2006.

 

En ce qui concerne Spektr, je l’ai découvert aujourd’hui grâce à une interview d’un de membres de Blut Aus Nord et j’ai bien accroché. On s’éloigne encore un peu plus des sentiers battus par le black métal pour se diriger vers quelque chose de plus expérimental. Un mélange de jazz façon In a Silent Way de Miles Davis (si, si écoutez bien la batterie), d’ambient et d’électronique bruitiste, murs de bruits blancs et dissonances inclus. Préparez-vous pour 12 minutes de terreur jouissive. Cerise sur le gâteau, la vidéo est superbe.

Spektr, The Near Death Experiences, Candlelight records, 2006.

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2 Réponses to “Black métal expérimental”

  1. ini.itu Says:

    … belles découvertes, je n’en avais pas encore entendu parler.

    tu aimes aussi Sunn O))), Khanate ?

    et dans un autre genre, à mi-chemin du jazz et du métal : Bohren und der Club of Gore ?

    • johancolin Says:

      J’ai en effet écouté un peu Sunn O))), mais en dilettante. Je les ai même vus en concert il y a quelques semaines. J’ai été un peu déçu, le concert était un peu long, très théâtral. Je crois que je n’ai jamais écouté Khanate.

      Je jetterai une oreille à Bohren und der Club of Gore. Merci pour le conseil.

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