Kevin Drumm – Imperial Distortion

Ce disque me fait penser à une plongée, à une vision de fonds sous marins. Non pas ceux des eaux turquoises peuplées de coraux et de poissons multicolores mais ceux des grandes profondeurs et des abysses où règnent le froid et le noir absolu. Il se dégage d’Imperial Distortion une impression d’infini et d’apesanteur mais aussi de claustrophobie et d’écrasement, la pression des tonnes d’eaux aux dessus ne votre tête. C’est comme flotter dans les ténèbres oppressantes, éclairé uniquement par une unique et faible lumière. Des particules en suspension traversent le faisceau lumineux. Le fond est tapissé d’algues verdâtres, de coquillages morts et de déchets, vestiges pathétiques de notre civilisation. Tout n’est qu’ éternité et désolation. Il n’y a rien d’autre à entendre que le silence pesant de l’immensité liquide. Mais pour qui sait entendre, le silence n’est que relatif. Sa musique est subtile, elle s’étire à l’infini, se dérobe, réapparaît, se dissout et évolue perpétuellement. Telle est la musique de Kevin Drumm, à la limite de l’immobilité mais en constante mutation. Chaque longue plage est comme un condensé de silence en suspension. Imperial Distortion m’évoque les Selected Ambient Works II d’Aphex Twin immergés en eaux profondes.

Vous trouverez des extraist en écoute ici et

Kevin Drumm – Imperial Distortion, Hospital Productions, 2008.

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