F J McMahon – Spirit of the Golden Juice (Accent, 1969)

Une autre découverte faite grâce à ebay et sa fonction rechercher dans les ventes terminées / afficher par prix décroissants. Le prix ($1000) et la pochette rétro m’ont interpellé. Une autre rareté spych-folk , terme utilisé à un peu à toutes les sauces par les collectionneurs (tout comme le terme chef-d’oeuvre par ailleurs). Je suis toujours intrigué par ces albums inconnus qui partent pour des sommes astronomiques. Au delà de l’attrait pur pour la collection, la musique doit être bonne pour justifier un tel prix, non ? Et puis il y a le plaisir de la découverte, la satisfaction de dénicher une pépite obscure. Mais bon, une fois le nom de l’album ou de l’artiste connu, le plus dur reste à faire : trouver des infos voire des mp3 pour écouter la bête en question. Le plus souvent c’est mission impossible. Google ne renvoie même pas une réponse à la requête. Parfois avec de la chance, on en trouve une trace sur l’un des nombreux blogs qui fleurissent sur la toile. Et même de temps en temps, on peut télécharger l’album dans sa totalité. L’attente est toujours  insoutenable. Téléchargement – Décompression – Écoute… C’est quoi cette merde ?! Oui malheureusement c’est bien souvent le cas. Si c’est obscur et méconnu c’est qu’il y a une raison. Le dit chef d’oeuvre est assez fréquemment ultra kitsch et extrêmement daté : inécoutable à moins que vous n’ayez  eu 20 ans dans les années 60 et que vos goûts musicaux n’aient pas évolués depuis 1973.

Si je continue encore à me démener pour au final écouter des merdes, c’est pour de temps en temps tomber sur des albums comme Spirit of the Golden Juice. F. J. McMahon  enregistre son unique album à son retour de la Guerre du Vietnam en 1969. Il chante, joue toutes les parties de guitares et est accompagné par un bassiste et un batteur. La musique est assez typique de cette époque, un folk rock west cost chaleureux et relax mais avec un côtérelativement sombre. La voix est mélancolique et suave, la rythmique leste et traînante, les parties de guitares  rêveuses. Le son est familier, il est facile de se laisser séduire. L’album est assez homogène, toutes les chansons se ressemblent plus ou moins, mais étrangement c’est ce qui fait sa force. Tout coule de source, il n’y a qu’à se laisser porter par le flot de la musique.

Les copies originales de l’album sont aujourd’hui introuvables et hors de prix. Il existe néanmoins une réédition vinyle qui date de la fin des années 90. J’en possède un exemplaire. Il n’y a pas de label. C’est un pressage privé d’après ce qu’en disait le vendeur à qui je l’ai achetée. Le vinyle est rangé dans une pochette générique blanche avec l’artwork original photocopié et collé recto/verso. La pochette originale ressemble à celà. J’appréhendais un peu la qualité sonore de la réédition artisanale mais le son est très bon. Si vous voyez un exemplaire, n’hésitez pas. Si vous n’avez pas la patience d’attendre qu’une hypothétique copie se présente sur votre site de vente aux enchère préféré, écrivez à F.J McMahom himself, ici, et il vous expédiera une version CD pour $20.

Son myspace avec deux titres en écoute ici

Des extraits de tous les titres sur Itunes

Télécharge l’album ici (Merci à Time as Told Me)

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